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QU'EST DEVENUE BERNADETTE APRÈS LES APPARITIONS ?

Lourdes a fêté en 2008 le jubilé du 150ème anniversaire des apparitions. Qu'est devenue Bernadette après les apparitions ?

Elle a repris sa vie de tous les jours. Elle continue à aider à la maison pour améliorer les tristes conditions financières de la famille qui vit toujours au cachot. Mais Bernadette doit subir l'assaut des visiteurs de tout genre. Elle y répond tout naturellement, décevant toute tentative de lui venir en aide financièrement. L'abbé Peyramale trouve la situation délicate. Ces visites deviennent plus insistantes et indiscrètes.

Au début de l'été 1860, on a recours à un stratagème : elle est hospitalisée à l'hospice des sœurs de Nevers comme malade « indigente » dans le but de l'arracher à la curiosité du public et de compléter son instruction.

A la recherche de sa vocation, elle mûrit la décision de se faire religieuse. Sa santé qui empire lentement mais inexorablement et le manque de dot vont lui interdire l'accès dans certaines communautés où elle se sent attirée comme le Carmel. En avril 1864, Bernadette manifeste son choix. Elle a 20 ans. Elle choisit de rester près des religieuses qui l'ont accueillie, l'évêque de Nevers lui proposant de l'admettre sans dot. Pour des raisons de santé, elle entrera au couvent Saint Gildard à Nevers seulement en 1866.

Le lendemain de son arrivée, Bernadette, encore vêtue de son costume et de son capulet de bigourdane, est invitée par les sœurs à faire le récit des apparitions devant 300 religieuses des maisons de Nevers. Ce récit doit être le dernier. Les directives de la mère générale sont formelles: défense aux sœurs d'interroger Bernadette sur les apparitions.

Tout au long de sa vie religieuse, elle fera preuve d'une grande humilité et malgré tout, la mère des novices dans la crainte qu'elle s'enorgueillisse de ce qui lui est arrivé, ne manque pas de la reprendre à la moindre bagatelle.

Lorsqu'elle prononce ses vœux, l'évêque lui confie la tâche de « prier » puisque la mère supérieure la déclare « bonne à rien ». Bernadette est comblée, elle qui a dit : « Je suis venue ici pour me cacher. »

Dans ce silence elle va accomplir « l'emploi » qui, aux yeux de l'Église est le plus fécond parce qu'intimement lié à la mission du Christ sur la terre.

Bernadette dut plusieurs fois remplacer l'infirmière en titre. Et lorsque celle-ci mourut, elle en reprit la responsabilité. Son passage à l'infirmerie va révéler Bernadette telle qu'elle a voulu être dans sa vocation de Sœur de la Charité. Elle va chercher à se perfectionner: la compétence est pour elle un devoir. A la compétence, elle joint un dévouement total, une serviabilité, un art d'encourager, de consoler. Son souhait le plus sincère est d'être une religieuse selon le cœur de Dieu.

Le 17 janvier 1873, Bernadette subit une grave rechute de santé. La crise dure trois mois avec quelques rares et brèves périodes de rémission. La charge d'infirmière lui est enlevée et on lui donne la tâche d'aide sacristine.

A partir de novembre 1875, Bernadette va vivre à l'infirmerie le reste de sa vie dans une alcôve aux rideaux blancs qu'elle appellera sa « chapelle blanche » et son emploi sera désormais d'être malade et de prier. Elle accumule les maladies: asthme, tuberculose, carie des os qui la font horriblement souffrir. Elle a conscience de la gravité de son état. Mais elle parvient à maintenir autour d'elle un climat de paix, de vie, d'humour et de joie.

C'est seulement le 16 avril 1879 qu'elle rendra le dernier soupir en ayant prononcé ces mots deux jours avant: «Je suis moulue comme un grain de blé». Elle a 35 ans.

Celle qui a prononcé ces mots : « Si la Sainte Vierge m'a choisie, c'est parce que j'étais la plus ignorante. Si elle en avait trouvé une autre plus ignorante que moi, c'est elle qu'elle aurait choisie...» a été canonisée le 8 décembre 1933, jour de la fête de l'Immaculée Conception.


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Et après les apparitions ? Lourdes