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LA PERSONNE DE BERNADETTE SOUBIROUS

Trois dates sont importantes dans la vie de Bernadette.


La première est celle de son baptême : le 9 janvier 1844 à Lourdes.

La deuxième est la date du 10 février 1858, veille du 11 du même mois.

La troisième, et la dernière, est le 16 avril 1879 à Nevers.


Entre ces trois dates, une vie s'écoule, dans un quotidien qui est vécu sous le regard de Dieu et de Marie.

Le 9 Janvier de cette année 1844, deux jours après sa naissance dans ce monde, Bernadette est baptisée « tout de suite » parce que ses jours sont comptés selon la maladie qu'elle porte dans sa naissance. II faut la baptiser « vite ». La maladie ne la quittera jamais et elle vivra « avec » pendant ces trente cinq années. Liés à cet état de santé particulier, vont s'ajouter des événements qui vont faire la vie toute humaine de Bernadette. La première année de sa vie, elle est séparée de sa Maman qui ne peut plus l'allaiter. Elle revient 18 mois plus tard, après avoir été nourrie par une nourrice qui vient de voir son enfant mort à la naissance. Bernadette goûte ainsi tout de suite le « lait de l'amertume ». Lait qu'elle boira toute sa vie. Le lait est doux et amer, la vie de Bernadette sera dans ces deux qualités.

La vie continue dans le Moulin de Boly où Bernadette apprend à vivre en relation avec Dieu par la Prière au quotidien. Chaque jour, sont dîtes les prières du Pater et de l'Ave Maria ainsi que le Credo. Cette famille appartient à l'Église et le signifie par cette vie de prière. La vie du Moulin est une vie heureuse pour Bernadette. Ses parents s'aiment et c'est ceci, pour Bernadette, le secret de son bonheur. Les difficultés semblent vouloir assaillir sa vie, son équilibre. Mais rien ne peut ébranler ce cœur d'enfant. L'exemple de ses parents est un bouclier certain. L'asthme chronique l'empêche d'aller à l'école. Bernadette restera jusqu'à 14 ans analphabète.

L'obligation du chômage de son Père, conduit la famille, vers une situation sociale qui les fera subir le rejet de la société. Ils seront « à la rue ». Ils trouvent asile, après le temps très beau du Moulin, dans un « cachot ». Les Soubirous sont devenus des « pauvres ». Le travail de François et de Louise suffit, juste, pour nourrir les quatre enfants et eux-mêmes.

A cette date du 10 février 1858, il n'y a plus rien. Que mangeront les enfants ce soir ? Louise vend les trois rondins de bois, prévus à être brûlés. Elle achète du pain pour ce « dernier » soir.

Le lendemain, Bernadette se lève et voit la situation avec ses yeux pleins de charité. « Je vais aller chercher du bois et des os. Je les vendrai et j'achèterai du pain. Cette « petite demoiselle » d'un mètre quarante prend la situation à pleine main et à plein cœur. Elle devient, ce jour-là, cette « grande dame ». Elle assume la vie d'une famille avant l'âge. Quand la charité se lève, le monde s'illumine.

Ce jour-là, Bernadette a un rendez-vous dont elle ignore toute l'amplitude. Dans son désir de « servir », elle voit « une Dame » à la Grotte de Massabielle. Dix huit rencontres vont avoir lieu, ici, à la Roche Noire, la Vieille Roche. Bernadette, dans son silence, à Barrès avait désiré recevoir, la « première communion ». C'est Ici Vierge elle-même qui sera son enseignante. Par Bernadette, Marie donnera au monde, les meilleures leçons sur le mystère dans lequel Bernadette entrera en quelques jours, quelques semaines, sur le mystère de l'Eucharistie : (a plénitude de la vie de Jésus.

Les apparitions vont se suivre jusqu'au 7 avril 1858. Bernadette recevra la « Première Communion » le 3 juin 1858. « Elle a tout reçu à la Grotte », dira le curé Peyramale.

Au cœur même des apparitions, Bernadette va entrer au plus creux du mystère. « Voulez-vous prier pour les pécheurs ? » lui demandera la Dame. Bernadette va offrir sa vie pour les pécheurs, dès cet instant et aussi tout au long de sa vie. Chaque geste sera offert dans l'Amour, jusqu'à l'apothéose de sa mort, elle aussi offerte.

Après huit ans de silence à Lourdes, jusqu'en 1866, Bernadette quitte Lourdes pour aller vers Nevers. C'est là-bas qu'elle va continuer sa mission. Un chemin inattendu l'attend. Elle se coulera dans ce quotidien qui lui sera donné de vivre et dans lequel elle laissera jaillir toutes les difficultés d'aimer. Sa prière auprès de Saint Joseph, Marie, dans la dignité du silence, est nécessaire pour répondre à l'appel, non plus de la Dame de Massabielle, mais de l'Évêque de Nevers : « Je vous donne comme mission de prier pour les pécheurs ». Quand nous sommes enfants, tout est possible. Quand nous sommes adultes, tout devient difficile. Bernadette sera aidée pour découvrir le secret du vrai service : « l'Humilité ». Tout à loisir, ses supérieures lui donneront le goût de cette humilité vitale pour servir Dieu et ses sœurs. La douceur du lait et son amertume seront toujours présents dans cette vie donnée. Cette vie qui chaque jour devient de plus en plus eucharistique. Comme Jésus elle ira jusqu'au bout de ce don dans l'amour.

Le 16 avril 1879, elle ferme, sur terre, ses yeux d'enfant de Dieu et de fille de l'Église. Son dernier geste sera le signe de la Croix que la Dame lui avait appris lors de la première apparition à cette Grotte où elle est retournée souvent par la pensée. « C'est là que vous me retrouverez » disait-elle.

Bernadette, aujourd'hui, continue de penser à nous dans ce ciel comme elle nous l'a dit avant d'offrir sa vie pour entrer dans la Vie de Dieu. Son regard de pyrénéenne voit Dieu et voit pour toujours celle qui est venue la visiter en cet hiver 1858, lorsque son cœur était ouvert à la charité. Elle a reçu de Notre Dame l' « Amour des pécheurs ». II me semble aujourd'hui que c'est la plus grand cadeau que nous puissions recevoir. Nous entrons ainsi dans le cœur même de Dieu : « Qu'est ce que l'Homme que tu en prennes souci » (Psaume 8).

Merci à vous Bernadette pour avoir été cette « Première de cordée » à la suite de Jésus et de Notre Dame dans ces Hautes Pyrénées.

Intervention du Père Patrick-Louis DESPREZ, Aumônier Général de l'Hospitalité Notre Dame de Lourdes, sur la Personne de Bernadette SOUBIROUS, lors de l'AG de l'Hospitalité Belge NDL du 9 mars 2008 à Malines


Lourdes